Premières lignes #11

Voilà donc décembre qui nous a accueilli avec son cortège de neige. Je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup de livres se passant hiver, mais il y en a un en particulier qui est parfait.

J’aime Jules Verne. Pas tous ses livres par contre. Par exemple « De la Terre à la Lune » m’a passablement ennuyé et je ne l’ai pas fini. Au contraire, j’ai dévoré « Voyage au centre de la Terre« . Quant à « Vingt milles lieux sous les mers » (toujours pas fini) malgré une histoire et des personnages que j’aime, la profusion de termes scientifiques frise parfois l’indigestion. Mais ce ne sont pas eux qui livreront leurs premières lignes. Pour ce numéro 11, je vous invite dans une traversée glaçante : « Le Sphinx des glaces« .

Le concept : Je vous donne rendez-vous tous les jeudis pour découvrir les premières lignes d’un livre que j’ai lu. Cela vous donnera peut-être l’envie de le commencer 😉 Rendez-vous organisé par Ma Lecturothèque.


Personne n’ajoutera foi, sans doute, à ce récit intitulé Le Sphinx des glaces. N’importe, il est bon, à mon avis, qu’il soit livré au public. Libre à lui d’y croire ou de n’y croire point.

Il serait difficile, pour le début de ces merveilleuses et terribles aventures, d’imaginer un lieu mieux approprié que les îles de la Désolation – nom qui leur fut donné, en 1779, par le capitaine Cook. Eh bien, après ce que j’en ai vu pendant un séjour de quelques semaines, je puis affirmer qu’elles méritent l’appellation lamentable qui leur vient du célèbre navigateur anglais. Îles de la Désolations, ce la dit tout.

Je sais que l’on tient, dans les nomenclatures géographiques, au nom de Kerguelen, généralement adopté pour ce groupe situé par 49°54′ de latitude sud et 69°6′ de longitude est. Ce qui le justifie, c’est que, dès l’année 1772, le baron français Kerguelen fut le premier à signaler ces îles dans la partie méridionale de l’océan Indien. En effet, lors de ce voyage, le chef d’escadre avait cru découvrir un continent nouveau sur la limite des mers antarctiques ; mais, au cours d’une seconde expédition, il dût reconnaître son erreur. Il n’y avait là qu’un archipel. Que l’on veuille bien s’en rapporter à moi, îles de la Désolation est le seul nom qui convienne à ce groupe de trois cents îles ou îlots, au milieu de ces immenses solitudes océaniques que troublent presque incessamment les grandes tempêtes australes.


Alors ? Tenté pour découvrir un Jules Verne ? Pour celui-ci, je trouve qu’on se fait assez rapidement aux termes techniques. Bon il manque sans doute une carte retraçant le périple de nos aventuriers, mais ça n’a rien d’insurmontable, je vous assure ^^

A la semaine prochaine et je vous souhaite de bonnes lectures hivernales.

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48 commentaires sur “Premières lignes #11

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